À l’approche des municipales, il nous paraît utile de revenir sur deux croyances, solidement ancrées, peut-être même à Castanet :
- no parking no business
- les gens sont opposés à la réduction de la place de la voiture en ville
Pour contribuer au débat — que nous avons lancé avec notre questionnaire aux listes candidates — nous relayons deux articles qui déconstruisent ces biais cognitifs en se basant sur des études de l’ADEME.
Il faut des parkings pour faire marcher le commerce en centre-ville
C’est une croyance forte des commerçants : no parking no business
Extraits de l’article, publié dans The Conversation :
- … les commerçants surestiment systématiquement l’usage de l’automobile par leurs clients (l’article explique pourquoi)
- la majorité des clients sont des piétons
- les clients estiment qu’un recul de la place de la voiture dans les centres-villes les inciterait à y consommer davantage.
La conclusion :
La réduction de la place de la voiture en ville est ancienne et les commerçants l’ont toujours combattue, agitant la peur de « la mort du centre-ville ». Mais une fois les transformations opérées, elles ne sont jamais remises en question et on finit par se demander pourquoi on ne les a pas faites avant.
Accès à l’article “No parking, no business” en centre-ville : un mythe à déconstruire"
Les gens sont opposés à la réduction de la place de la voiture
Cette fois, c’est une croyance des … élus qui pensent que tout le monde est contre, probablement parce que ce sont les râleurs qu’on entend le plus.
Extraits de l’article, publié dans Isabelle et le vélo :
Les études d’opinion montrent que plusieurs mesures de réduction de la place de la voiture sont souhaitées par une majorité des habitants des villes
… l’acceptabilité est un processus dynamique et elle évolue dans le temps. Une mesure initialement impopulaire peut le devenir au bout de quelques années ou lorsqu’elle se concrétise et que ses effets positifs deviennent visibles.
L’étude de l’ADEME sur lequel se base l’article donne des pistes pour une bonne acceptabilité :
… à l’inverse, lorsque ces initiatives sont accompagnées d’alternatives concrètes, comme le développement des infrastructures de transport en commun, le soutien aux mobilités actives ou encore les incitations financières pour les ménages les plus touchés, elles obtiennent un plus large soutien.
Accès à l’article “Les élus ne connaissent pas leurs administrés, une étude le montre encore”